Blog d'un citoyen engagé qui ne manie pas la langue de bois mais respecte tous ses interlocuteurs (quelles que soient leurs convictions) et favorise les échanges constructifs. La #politique, la vie sociale... Tous les sujets peuvent être abordés sans tabous mais toujours avec respect et courtoisie.
mardi 10 janvier 2017
vendredi 25 mars 2016
Message aux terroristes
Luttons tous #ensemble! La #terreur doit cesser. Les #terroristes seront attrapés, vivant de préférence, afin qu'ils répondent de leurs #actes devant la #Justice des #Hommes.
Ensemble soyons #vigilants, ensemble " aidons les forces de l'#ordre à #exterminer les terroristes où qu'ils soient!
dimanche 14 février 2016
HOPITAL : On fait ce que l’on peut !
À l’adresse des patients et de leurs familles
Il est des situations difficiles pour les familles de
personnes hospitalisées et pour ces dernières elles-mêmes. Nous, fonctionnaires
hospitaliers, le comprenons fort bien. Comment peut-on faire attendre dix voire
parfois vingt minutes, votre enfant ou votre parent âgé lors qu’il a besoin d’être
changé ou bien d’aller aux toilettes, pour ne prendre que cet exemple ? Le
temps vous paraît long, toujours trop long. Si la plupart d’entre vous comprenez
que les soignants ne peuvent pas être partout, il y en a encore, hélas, qui ne
veulent pas comprendre qu’il faille parfois patienter.
À chacun les siens.
Nous connaissons parfaitement ce que vous pouvez ressentir
lorsque vous devez attendre. Votre impatience est naturelle. Votre parent est,
et c’est normal, votre priorité. Croyez-bien qu’il est aussi la nôtre.
Cependant, dans un service avec une moyenne de 30 personnes hospitalisées et
autant de familles qui nous sollicitent, nous devons vous dire qu’il est
techniquement et humainement impossible d’être immédiatement présent auprès des
vôtres. Comment pourrait-on l’être ? Un ou deux soignants, très rarement
trois, ne peuvent pas être partout à la fois. Ceci est vrai dans le service
public, comme dans les services privés.
Insultes et remarques désobligeantes.
Le travail des hospitaliers n’est pas une sinécure, nous exerçons
nos fonctions avec respect et l’amour du métier ; nous avons l’humain au cœur
de nos priorités.
Nous répondons à tous les besoins et à toutes vos
sollicitations mais comprenez qu’il faille gérer les priorités. Pendant que
nous sommes occupés à relever une personne tombée, à pratiquer des soins ou à
faire face à une détresse vitale nous ne pouvons pas être auprès de votre
parent pour l’emmener aux toilettes ou le changer promptement… Alors si, comme
je vous le dis, nous comprenons votre préoccupation du moment, il est des
comportements que nous ne pouvons pas comprendre, que nous ne pouvons pas
accepter. Insulter le personnel de fainéant, d’incompétent, d’inutile et j’en
passe… Montrer du mépris envers celles et ceux qui se dévouent pour leurs
patients est indécent, outrageux. Je pense à mes collègues, hommes et femmes
qui, chaque jour, en prennent plein la vue sans avoir le droit de répondre (au
risque de se faire incendier et par les familles et par la hiérarchie) qu’à l’impossible
nul n’est tenu.
Je voudrais dire à chacune des personnes hospitalisées et/ou
hébergées dans nos hôpitaux que leur mieux être est notre souci permanent. Je
veux également dire à chacune des familles que pour nous aussi leur parent est
important. Mais, pour être honnête et clair, je dois aussi dire que certains
comportements envers mes collègues sont injustes, insupportables, injurieux,
non fondés et terriblement blessant et scandaleux. Cela ne fait qu’ajouter du
stress supplémentaire à l’exercice des fonctions de soignant.
Je sollicite l’indulgence, la compréhension et le respect de
chacun pour tous les collègues hospitaliers de France et de Navarre qui sont, très
majoritairement, des gens qui ont de grandes qualités professionnelles et de cœur.
Rendons leur hommage et félicitons-nous qu’ils soient là pour mener des
missions que grand nombre de personnes ne sauraient pas assumer. Ils
connaissent leur métier. Remercions-les d’un mot, d’un sourire ; cela ne
coûte rien et aide à continuer de mener des missions toujours plus difficiles.
Jean-François SOYEZ, le
14 février 2016
Inscription à :
Articles (Atom)